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Accueil » Peut-on gagner contre l’administration fiscale ? Ce que montrent les décisions récentes

Beaucoup de contribuables pensent qu’il est impossible de contester l’administration fiscale

Lorsqu’un particulier ou une entreprise reçoit un redressement fiscal, une mise en demeure ou une mesure de recouvrement, la réaction la plus fréquente est souvent la même :

« Les impôts ont forcément raison. »

Pourtant, l’expérience du contentieux fiscal démontre exactement le contraire.

Chaque année, les juridictions administratives annulent ou réduisent de nombreux redressements, pénalités et mesures de recouvrement lorsqu’elles constatent des erreurs ou des irrégularités commises par l’administration.

Toutes les contestations ne sont pas vouées à l’échec

Les juridictions ne remettent évidemment pas en cause l’ensemble des décisions fiscales.

En revanche, elles contrôlent régulièrement :

  • la régularité des procédures ;
  • les délais applicables ;
  • les éléments de preuve ;
  • les calculs retenus ;
  • les pénalités appliquées ;
  • les mesures de recouvrement.

Lorsqu’une irrégularité est identifiée, le contribuable peut obtenir une réduction ou une annulation des sommes réclamées.

Les erreurs de l’administration existent

Comme toute administration, la DGFIP peut commettre des erreurs.

Les difficultés les plus fréquemment rencontrées concernent notamment :

  • les calculs ;
  • les évaluations ;
  • les pénalités ;
  • les délais ;
  • certaines formalités procédurales.

Ces erreurs ne sont pas systématiques, mais elles existent suffisamment pour justifier un examen attentif de chaque dossier.

Les questions de procédure sont souvent sous-estimées

De nombreux contribuables concentrent leur défense exclusivement sur le fond du dossier fiscal.

Pourtant, les juridictions examinent également :

  • les garanties du contribuable ;
  • les modalités de notification ;
  • les délais de prescription ;
  • les conditions de recouvrement ;
  • les exigences procédurales applicables.

Dans certains dossiers, ces questions peuvent avoir une importance déterminante.

Les pénalités ne sont pas toujours justifiées

L’administration applique fréquemment :

  • des majorations ;
  • des intérêts de retard ;
  • diverses amendes fiscales.

Or, ces sanctions doivent respecter des conditions précises.

Le contribuable peut parfois obtenir une réduction ou une suppression des pénalités lorsque leur application n’est pas suffisamment justifiée ou apparaît contestable au regard des circonstances du dossier.

Le recouvrement peut également être contesté

Une erreur fréquente consiste à croire qu’une dette fiscale devient automatiquement incontestable dès lors qu’une mesure de recouvrement est engagée.

En réalité, certaines difficultés peuvent concerner :

  • les mises en demeure ;
  • les avis de mise en recouvrement ;
  • les SATD ;
  • certaines mesures conservatoires.

Une analyse spécifique du recouvrement est parfois nécessaire.

Chaque dossier est différent

Le simple fait qu’un contribuable ait obtenu gain de cause dans une autre affaire ne signifie pas qu’un recours sera automatiquement fondé.

En matière fiscale, tout dépend notamment :

  • des actes reçus ;
  • des délais applicables ;
  • des pièces du dossier ;
  • de la procédure suivie ;
  • des éléments de preuve disponibles.

C’est pourquoi une étude individualisée demeure indispensable.

Pourquoi faire analyser son dossier avant d’agir ?

Avant de payer une somme importante ou de renoncer à un recours, il peut être utile de vérifier :

  • les délais applicables ;
  • les calculs retenus ;
  • les garanties procédurales ;
  • la régularité des actes administratifs ;
  • les éventuels moyens de contestation.

Cette démarche permet d’évaluer objectivement les chances et les risques du dossier.

Besoin d’un avis sur votre situation fiscale ?

Vous avez reçu une proposition de rectification, un avis de mise en recouvrement, une mise en demeure ou une SATD ?

Notre cabinet réalise des analyses techniques destinées à identifier les éventuelles irrégularités susceptibles d’affecter la validité de la procédure ou le montant des sommes réclamées.

Une étude préalable permet souvent de mieux comprendre sa situation avant toute décision.