57, avenue de Valescure, 83700 Saint-Raphaël

Accueil » Etats Unis d’Amérique

Actes d’état civil américains en France : apostille, traduction et difficultés fréquentes

Un acte de naissance, de mariage, de divorce ou de décès établi aux États-Unis peut être demandé pour accomplir une démarche administrative, familiale, successorale ou judiciaire en France.

Cependant, l’organisation de l’état civil américain est très différente du système français. Il n’existe pas de registre national unique regroupant l’ensemble des actes d’état civil. Les autorités compétentes, les documents délivrés et les procédures applicables varient selon les États et, parfois, selon les comtés.

Avant de présenter un document américain à une mairie, une préfecture, un notaire, une banque ou une juridiction française, il est donc nécessaire de vérifier sa nature, son mode de certification, son apostille et sa traduction.

Quels actes américains peuvent être utilisés en France ?

Selon la démarche envisagée, il peut être nécessaire de produire :

  • un acte de naissance américain (Birth Certificate) ;
  • un acte de mariage (Marriage Certificate) ;
  • un jugement de divorce (Divorce Decree ou Final Judgment of Dissolution of Marriage) ;
  • un acte de décès (Death Certificate) ;
  • une décision relative à la filiation ou à l’autorité parentale ;
  • une décision judiciaire de changement de nom ;
  • un document successoral établi aux États-Unis ;
  • un Consular Report of Birth Abroad pour certains citoyens américains nés à l’étranger.

Une simple photocopie, un document commémoratif ou une impression obtenue en ligne ne présente pas nécessairement les garanties exigées par l’administration française. Il faut généralement obtenir une copie officielle ou certifiée auprès de l’autorité américaine compétente.

Comment obtenir un acte d’état civil américain ?

Les actes d’état civil américains sont principalement conservés au niveau de chaque État.

La demande doit généralement être adressée au service des actes d’état civil, appelé notamment Vital Records Office, de l’État ou du comté dans lequel la naissance, le mariage ou le décès a été enregistré.

Avant d’effectuer la demande, il convient de vérifier :

  • l’État et l’autorité ayant enregistré l’événement ;
  • le type de copie exigé par l’administration française ;
  • la présence de la filiation sur l’acte de naissance ;
  • la qualité de la personne autorisée à demander le document ;
  • la possibilité d’obtenir ensuite une apostille ;
  • la durée de validité éventuellement exigée en France.

Dans certaines situations, il est préférable de demander une version longue de l’acte, souvent appelée long-form birth certificate, plutôt qu’un extrait comportant des informations limitées.

L’apostille d’un acte américain

Pour être utilisé en France, un acte public américain doit généralement recevoir une apostille.

L’apostille certifie l’authenticité de la signature, la qualité du signataire et, le cas échéant, l’identité du sceau figurant sur le document. Elle ne garantit pas l’exactitude du contenu de l’acte.

Pour un acte délivré par un État américain, l’apostille est normalement délivrée par le Secretary of State de l’État concerné. Un document fédéral relève en revanche du Département d’État des États-Unis.

Il ne faut donc pas adresser automatiquement tous les documents à une autorité fédérale située à Washington. L’autorité compétente dépend de l’origine exacte du document.

Selon l’État, une certification intermédiaire par le comté ou une autre autorité peut être nécessaire avant la délivrance de l’apostille.

La traduction en français

L’acte américain et son apostille doivent généralement être accompagnés d’une traduction en français répondant aux exigences de l’autorité destinataire.

Avant d’engager les frais de traduction, il est recommandé de vérifier que :

  • le document est complet ;
  • il s’agit d’une copie certifiée recevable ;
  • l’apostille a été délivrée par la bonne autorité ;
  • les noms, prénoms, dates et lieux correspondent aux autres documents ;
  • le document contient toutes les informations exigées pour la démarche française.

La traduction d’un document incomplet, incorrect ou insuffisamment certifié ne garantit pas son acceptation par l’administration.

Pourquoi l’acte de naissance américain ne comporte-t-il pas de mentions marginales ?

En France, l’acte de naissance est progressivement mis à jour pour faire apparaître certains événements : mariage, divorce, changement de nom ou décès.

Le système américain ne fonctionne généralement pas de cette manière. Un acte de naissance américain peut ne comporter aucune information sur les événements intervenus après la naissance de la personne.

L’absence de mention d’un mariage ou d’un divorce ne constitue donc pas une irrégularité. Elle ne permet pas davantage de démontrer automatiquement que la personne est célibataire.

Lorsqu’une administration française réclame un acte de naissance comportant les mentions les plus récentes, il peut être nécessaire de fournir :

  • une explication sur le fonctionnement de l’état civil américain ;
  • une attestation personnelle ou consulaire ;
  • un acte de mariage ;
  • un jugement définitif de divorce ;
  • un acte de décès de l’ancien conjoint ;
  • un certificat de coutume adapté à la situation.

Différences de nom entre les documents américains et français

Une même personne peut apparaître sous plusieurs noms dans ses documents américains et français.

Ces différences peuvent notamment résulter :

  • de l’utilisation du nom du conjoint après le mariage ;
  • de la reprise du nom de naissance après un divorce ;
  • d’un changement judiciaire de nom ;
  • de l’utilisation variable d’un deuxième prénom ;
  • d’une différence de transcription ou d’orthographe ;
  • de l’absence de modification de l’acte de naissance après un changement de nom.

Par exemple, un passeport américain peut être établi sous le nom marital alors que l’acte de naissance reste définitivement établi sous le nom de naissance.

Une mairie, une préfecture, un notaire ou une banque française peut alors demander un document établissant que les différentes identités concernent une seule et même personne.

L’analyse doit porter sur l’ensemble de la chaîne documentaire : acte de naissance, acte de mariage, jugement de divorce, décision de changement de nom, passeport et documents français.

Citoyen américain né à l’étranger

Un citoyen américain né en dehors des États-Unis peut disposer de plusieurs documents relatifs à sa naissance :

  • un acte de naissance délivré par le pays dans lequel il est né ;
  • un passeport américain ;
  • un Consular Report of Birth Abroad, également appelé formulaire FS-240 ;
  • un certificat de citoyenneté ou de naturalisation.

Le Consular Report of Birth Abroad constate qu’une personne née à l’étranger a acquis la citoyenneté américaine à la naissance. Il ne remplace toutefois pas nécessairement, pour toutes les démarches françaises, l’acte d’état civil délivré par le pays de naissance.

Il convient donc de déterminer quel document doit être produit en fonction de la démarche envisagée.

Faire reconnaître un divorce américain en France

Une personne divorcée aux États-Unis peut avoir besoin de faire reconnaître ou de justifier son divorce en France, notamment pour :

  • se remarier ;
  • mettre à jour son état civil ;
  • régler une succession ;
  • accomplir une démarche auprès d’un notaire ;
  • obtenir ou renouveler un titre de séjour ;
  • faire valoir les conséquences patrimoniales du divorce.

Il peut être nécessaire de produire :

  • une copie certifiée du jugement définitif ;
  • un document attestant son caractère définitif ;
  • l’apostille délivrée par l’État compétent ;
  • une traduction en français.

La production matérielle du jugement ne suffit pas toujours. Il faut également déterminer si la décision peut être reconnue directement en France ou si une formalité ou une procédure particulière est nécessaire.

Acte de décès et succession franco-américaine

Un acte de décès américain peut être demandé dans le cadre d’une succession française, d’une assurance-vie, d’une opération bancaire ou d’une liquidation patrimoniale.

En matière successorale, il n’existe pas de document américain national unique correspondant exactement au certificat d’hérédité français.

Selon l’État et la situation, la qualité d’exécuteur ou de représentant de la succession peut être établie par des documents tels que :

  • Letters Testamentary ;
  • Letters of Administration ;
  • une décision de la Probate Court ;
  • un testament admis à la procédure de probate.

Une succession comportant des biens, des héritiers ou des documents situés en France et aux États-Unis peut nécessiter une coordination entre l’avocat, le notaire français et un professionnel américain.

Certificat de coutume relatif au droit américain

Un certificat de coutume peut être nécessaire pour expliquer à une autorité française une règle de droit américain relative :

  • au nom ou au changement de nom ;
  • à la filiation ;
  • à l’autorité parentale ;
  • au mariage ou au divorce ;
  • à la capacité juridique ;
  • à la succession ;
  • à l’absence de mentions marginales ;
  • à la valeur d’un document américain.

Le droit de la famille et l’état civil dépendant largement de chaque État, un certificat de coutume ne doit pas se limiter à une présentation générale du droit américain. Il faut identifier l’État concerné et vérifier la règle applicable à la situation précise.

Lorsque la question nécessite une analyse approfondie du droit d’un État américain, l’intervention d’un avocat américain peut également être proposée.

Comment le cabinet peut-il vous accompagner ?

Le cabinet peut notamment :

  • analyser un acte d’état civil américain destiné à être utilisé en France ;
  • vérifier la nécessité et la régularité d’une apostille ;
  • identifier les documents complémentaires nécessaires ;
  • analyser une différence de nom ou une difficulté de concordance d’identité ;
  • examiner un jugement de divorce américain ;
  • préparer un certificat de coutume ou une note juridique ;
  • répondre à une demande complémentaire d’une administration française ;
  • coordonner, lorsque cela est nécessaire, l’intervention d’un traducteur, d’un notaire ou d’un avocat américain.

Chaque dossier est étudié en fonction de l’État américain concerné, de la nature des documents disponibles et de l’autorité française à laquelle ils doivent être présentés.

Analyse juridique de vos documents américains

Le cabinet propose une analyse préalable de votre dossier d’état civil au tarif à partir de 200 € HT, soit 240 € TTC.

Cette prestation comprend :

  • l’examen des documents transmis ;
  • l’identification des difficultés juridiques ou documentaires ;
  • la vérification des formalités nécessaires en France ;
  • l’indication des démarches et documents complémentaires à prévoir.

Pour toute demande d’accompagnement complémentaire concernant l’obtention d’un acte, son apostille ou sa traduction, vous pouvez contacter le cabinet.